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Confidences amoureuses et sexuelles d’une lesbienne, 2014

NOTICE :

+18 ans. Une lesbienne raconte sans pudeur les diverses aventures qu’elle a menées, jusqu’au moment où l’amour la rattrape, enfin.

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EXTRAIT

Mon neveu naquit lorsque j’avais quinze ans. Ma sœur, plus âgée que moi de quatre ans, était « mère célibataire ». Son gars avait pris la fuite quand il avait appris qu’un nid à problèmes se nichait dans son ventre. La frangine vivait chez les parents, dans l’attente de pouvoir payer un loyer avec son salaire de caissière. Le projet avorta lorsque son CDD ne fut pas reconduit. On supportait donc le marmot, ses régurgitations sur le canapé, ses couches à changer à toute heure du jour et ses pleurs la nuit. J’avais chaque matin, au lycée, la tête dans les chaussettes. Quand le monstre s’époumonait entre minuit et cinq heures de matin, je fulminais intérieurement contre lui, mais je devais prendre mon mal en patience pour éviter les remontrances parentales. Le pauvre chou n’avait pas de père, il avait besoin d’un cocon familial rassurant, répétait-on autour de moi. À défaut de pouvoir dormir, je mettais ce temps nocturne à profit pour tournicoter mon index sur la petite boule sensible de mon sexe et développer par cet entraînement le gigantesque potentiel du bouton à plaisir.

Je ne fréquentais pas, comme disaient mes vieux avec leur vocabulaire d’une autre époque. Ils ignoraient que je devais mes bons résultats aux DM de maths au fait que je suçais Florian en échange d’exercices impeccablement réalisés. Je gobais son cornichon en récitant mes verbes irréguliers d’anglais : cela me faisait gagner du temps sur mes devoirs. Réciter des verbes me permettait aussi de faire abstraction de l’odeur aigrelette de la transpiration qui collait à ses poils. Au verbe bite bit bitten, ça ne ratait pas, la sienne giclait et j’aurais à chaque fois volontiers mordu dans le morceau parce qu’il avait la manie de l’enfoncer loin dans ma gorge quand il se sentait venir. Je le suçais, il me filait les réponses des exercices. Rien qu’un deal. Mon cœur était ailleurs…

Elle s’appelait Lise. Elle était ma Mona Lisa au sourire doux. Je rêvais de passer ma langue sur ses lèvres que j’imaginais moelleuses et sucrées comme une guimauve. Chaque vendredi, dans les vestiaires du gymnase, je la voyais bras et jambes nus, arborant une petite culotte pastel assortie à sa chemisette de coton sous laquelle se dessinait un soutien-gorge sage. J’en étais tellement émue que je ne la quittais pas des yeux.

AVIS

Wanessa, du blog Un coin de paradis pour livres : « C’est très bien écrit et cela se lit tout seul. » Chronique entière à lire ICI.

Jean Zaganiaris, sur le blog Esprits libres : « l’un des textes les plus intéressants de ChocolatCannelle. […] Elle ne veut plus que l’amour la fasse souffrir. Son abandon dans cette odyssée sulfureuse la mènera vers de multiples rencontres, depuis la relation très forte avec une actrice de cinéma qui n’arrive pas à assumer son homosexualité jusqu’aux pratiques BDSM avec une chef d’entreprise autoritaire, rappelant que le patriarcat n’est pas qu’une affaire d’hommes. Elle aime sentir l’amour qui se consume, comme ces cigarettes dont parle Sylvie Vartan. La vie brûle entre ses doigts. » Chronique entière à lire ICI.

Mickaéline, sur le blog Mickaéline et ses livres : « La plume de ChocolatCanelle est fluide, l’emploie de quelques mots vulgaires ne dérange aucunement et renforces le sentiment sarcastique dégagé par la jeune femme. Je ne sais pas vous, mais moi, je suis friande d’humour noir, quand il est bien fait. Et là le ton est juste. Je ne vous parlerai que de l’héroïne, les autres étant bien trop nombreuses. Elle est touchante, de fragilité, elle se retranche derrière un côté abrupt, afin de se préserver. » Chronique entière à lire ICI.

Sylvie, sur le blog Viou et ses drôles de livres : « J’ai trouvé l’approche de l’auteur très intéressante en nous montrant l’évolution de Mathilde dont les attentes changent au fil du temps. Un F/F très bien écrit . Un agréable moment de lecture. » Chronique entière à lire ICI.

Sur le blog de Valéry K. Baram et d’Opelleam, l’avis de Valéry : « L’histoire raconte l’évolution d’un personnage, avec toutes les phases par lesquelles il passe dans son rapport à son orientation sexuelle, à l’amour et au sexe. C’est très bien écrit et il y a des pointes de poésie, parfois. L’évolution psychologique du personnage est bien gérée. » Chronique entière à lire ICI. 

Sur le site Prose-café, l’avis de Sandra : « Pas d’investissement de la part de l’auteure. Pas de ressenti, ni d’émotions, dommage ! » Chronique entière à lire ICI.

Sur la Bauge littéraire de Thomas Galley : « C’est aussi simple que ça, l’histoire de tout un chacun, de nous autres en fin de comptes. Mais ce qui rend le récit aussi remarquable, c’est précisément la brièveté laconique, le regard désabusé de la narratrice qui fait penser aux grands humoristes qui eux aussi savent comprimer des bribes de vie dans quelques paroles, inoffensives à l’apparence, mais qui révèlent leur puissance occulte à celui qui daigne regarder de plus près. » Chronique entière à lire ICI.

Sur le blog de Clarissa Rivière : « Les événements sont déjà vécus et décrits avec recul. J’aime bien ce procédé. On y perd peut-être en passion, intensité, mais la narratrice conte avec beaucoup d’humour ce qui lui est arrivé. » Chronique à lire ICI.