Estaminet-enquete-sexuelle

À L’Estaminet, Enquête sexuelle, 2013

1,49€

illustration de couverture de Marina (libre de droit)

NOTICE :

« Si l’Estaminet n’était pas une maison close, si le patron n’était pas un maquereau, à la tête d’un petit trafic rentable pour son établissement, qu’en était-il ? »
L’Estaminet, ce bar-hôtel qui s’anime curieusement en soirée, est-il une maison de passe ? Envoyée avec un jeune collègue mener une enquête discrète sur place, la narratrice se fond dans le décor, que ce soit par les vêtements qu’elle porte, par son attitude ou par son langage… Bien davantage que l’enquête ne l’exige lorsqu’elle prend part aux activités sexuelles de la clientèle.
À l’Estaminet, Enquête sexuelle est une aventure pornographique qui joue avec les clichés des films du genre : scènes de sexe en continu pour une narratrice jamais rassasiée.

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EXTRAIT

Mon premier travail de terrain me fut confié parce que j’étais une femme. Motif qui m’avait valu jusqu’alors de travailler comme planton, et d’être également préposée aux photocopies et au café. Ils ne sont pas plus machistes que d’autres, dans la police, mais dans le commissariat où je tournais en rond depuis cinq mois, les gradés avaient une idée arrêtée sur la gent féminine dont je faisais les frais. Nous n’étions que trois femmes ; les autres classaient des papiers ou tapaient des procès verbaux. Du travail de secrétariat en somme. Trois femmes au milieu de tous ces hommes ! Il fallait s’y attendre : les collègues riaient sous cape à mon passage, lorgnaient mon cul et ne se privaient pas lorsque j’étais hors de portée de proférer des blagues graveleuses à mon encontre. Je faisais mine de ne rien remarquer. J’avais de l’ambition et comptais saisir ma chance lorsqu’elle se présenterait. Ainsi, lorsque l’on demanda une volontaire pour une surveillance discrète dans un établissement suspecté d’être une maison de passe, je me proposai immédiatement.

Dans la rue Saint-Cyprien, entre un bureau de tabac qui ne vendait guère que le canard local et l’Équipe, et une maison en état de décrépitude, inhabitée heureusement, vu les vitres cassées, les volets rouillés et la toiture dont on n’osait imaginer combien de temps il faudrait avant que les tuiles n’assommassent un passant malchanceux, se tenait sur deux étages un bar-hôtel qui avait connu des jours meilleurs. L’enseigne affichait sur une ardoise grise le nom d’Estaminet. Une grande vitre balafrait le rez-de-chaussée, réservé au bar. Un étroit escalier dissimulé derrière un rideau élimé menait aux chambres. Quatre à chaque palier. Et un WC commun. L’Estaminet était un hôtel vieillot qui aurait dû fermer depuis longtemps faute de clients. Or, curieusement, si le bar n’attirait qu’une poignée d’avinés en journée, il se remplissait le soir venu d’une clientèle plus jeune, fêtarde, bruyante selon quelques voisins qui avaient porté plainte pour tapage nocturne. Du tapage nocturne à 20 heures ! Les plaignants avaient été promptement éconduits.

Seulement, les rumeurs allaient bon train : les clients du soir seraient accompagnés de créatures. Elles portaient des talons hauts, des jupes fendues jusqu’à mi-cuisse, elles n’étaient pas du quartier, pas plus que les jeunes gens qui posaient des billets froissés sur le comptoir avant de monter avec l’une ou l’autre. Peut-être même pas celle avec laquelle ils étaient arrivés. Si l’Estaminet n’était pas une maison close, si le patron n’était pas un maquereau, à la tête d’un petit trafic rentable pour son établissement, qu’en était-il ?

AVIS

Sur le blog de Miss Kat : « Enquête sexuelle est un texte pornographique: le sexe y est cru et surexposé. […] L’écriture de Chocolat Cannelle est explicite, directe et sans fioriture. On suit la jeune femme dans ses turpitudes sans se lasser car on est confondu par son naturel. » Chronique à lire ICI.

Sur le forum Have a break, have a book, avis de Bijou 21 : « Au niveau des scènes de sexe, je les ai trouvé à la fois bien écrites et excitantes, bien que la première démontre clairement qu’il s’agit d’un cliché, elle s’est à peine soulagé dans les toilettes qu’elle a une partie de jambe en l’air. […] la scène avant qu’elle ne parte de l’hôtel, avec le patron, elle me tracasse. Je n’aurais vraiment pas imaginé une sortie comme celle-ci. […] Donc, ça m’a un peu refroidie. Dans l’ensemble, c’était une lecture très agréable qui donne des envies coquines. » Chronique à lire ICI.