Orgie-1COUV-REDOrgie au château de Bonpré est paru le 21 janvier 2016 aux éditions Dominique Leroy, dans la collection e-ros & ceteri. Prix : 1,49€

NOTICE :

Le château de Triboncourt-sur-Herbe fait la fierté du village, mais cause aussi sa ruine. Aussi, la proposition de location venant d’un ancien acteur porno reconverti dans l’événementiel tombe à pic. De théâtrales fêtes libertines sont alors données pour la jet-set.
Le bon sens villageois côtoie le snobisme et la dérision les extravagances érotiques des personnages. Au final,
Orgie au château de Bonpré tient peut-être de la farce, à moins qu’il ne s’agisse de satire.

« Lorsque Monsieur Charles Thiébaud, ancien acteur reconverti dans l’événementiel haut de gamme, avait sollicité une entrevue avec Monsieur le Maire, on avait murmuré que le château verrait renaître sa splendeur passée. »

ChocolatCannelle, qui dirige la collection e-ros, poursuit avec ce texte ses divagations autour de la sexualité et d’une forme d’humour pince-sans-rire.

EXTRAIT :

Dans sa jeunesse, l’homme providentiel avait joué dans plusieurs épisodes d’une série policière diffusée sur une chaîne publique. Cela lui valut un certain renom. Les dames de plus de cinquante ans se souvenaient du beau gaillard qui assistait le commissaire. Adolescentes, elles s’étaient pâmées devant son charme ténébreux. Les années suivantes, la carrière de Charles Thiébaud s’engagea dans une nouvelle voie : l’acteur réapparut sous le nom de Vincent La Gaule dans des films réservés aux adultes. C’était l’époque des cassettes vidéo reçues discrètement à domicile dans des paquets opaques émanant de quelque société de diffusion qui cachait sa vocation. Lorsqu’il prit de l’âge, du poids et ne banda plus fermement, les tournages s’espacèrent, puis cessèrent totalement. Il était temps pour l’acteur de penser à sa reconversion.

Charles Thiébaud eut alors l’idée de créer une société parallèle à ce monde du porno qu’il connaissait bien. Une clientèle aisée réclamait autre chose que des films érotiques – terme sous lequel le porno acquit par la suite ses lettres de noblesse en flirtant avec l’art grâce à des mises au point floues, des arrêts sur image et des accessoires de luxe. Elle souhaitait non pas regarder, mais vivre, refusait la passivité au profit de l’action. Charles Thiébaud créa alors F&R-Consult. L’entreprise avait pour objectif de convier les sens à la fête, à travers des festivités où figureraient des acteurs choisis pour leur plastique, leur ouverture à toutes sortes de pratiques sexuelles, même déviantes, et leur capacité d’adaptation. Le thème de la soirée posait des bases et cadrait la scène. À chacun ensuite d’entrer dans le jeu comme il le souhaitait. Chaque participant fournissait un certificat médical en règle attestant de l’absence de toute IST. Le sexe pouvait ainsi se passer de toute protection de latex.

Charles Thiébaud s’associa à un ponte du show-biz. On ne lésina pas sur les moyens. Louer le château de Bonpré, y réaliser des travaux et y transporter un luxueux mobilier ne leur faisaient pas peur. Ils étaient assurés de faire de juteux bénéfices.

Gagner de l’argent n’était cependant pas la seule motivation de Charles Thiébaud : après avoir été sous la coupe d’autrui, avoir subi les exigences de réalisateurs, brusques dans leurs demandes et avares en compliments, il se plaisait dans ce rôle d’organisateur des plaisirs. Il aimait diriger, régenter, affirmer son autorité. Il prenait en quelque sorte sa revanche… L’amour du travail bien fait l’animait aussi. Charles poussait la rigueur jusqu’à assister aux représentations de son œuvre. L’entrepreneur avait, il est vrai, gardé une certaine nostalgie des contacts faciles, des femmes toujours prêtes à accueillir un braquemart dans l’un de leurs orifices, voire de plusieurs à la fois ; le goût de la luxure le tenait encore, même si le corps avait faibli et ne pouvait enchaîner comme autrefois plusieurs coïts sans baisser la garde.

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AVIS

Sur le site « Les sœurs éclectiques » :

« J’ai bien apprécié toute cette mise en scène orchestrée par le personnage principal, pensant contrôler tout ce beau monde jusqu’à ces employés, pour ainsi lui procurer autant de plaisir qu’il en offre à ses convives. Mais les faits restent que ce n’est pas parce qu’on a toutes les cartes en main que les choses ne peuvent pas nous échapper et prendre un tournant plus dramatique…Une belle petite nouvelle satirique qui ne vous laissera pas indifférent. Amusement garanti. »

Sur le blog Viou et ses drôles de livres :

« L’auteur ChocolatCannelle nous narre cette histoire sur un bon badin, légèrement désuet qui va à merveille avec le cadre : le château et le thème du banquet : le XVIIIe siècle. On a l’impression de lire un texte classique nous présentant le récit par des tableaux. J’ai beaucoup aimé, on se sent dépaysé, transporté hors du temps , de la réalité, c’est très agréable. La fin est assez étonnante. Elle m’a fait sourire alors que c’est tragique. L’auteur écrit sur le ton de la tragi-comédie, voilà pour quoi j’ai souri »

Sur le blog Le monde enchanté de mes lectures :

« ChocolatCannelle m’a fait voyager dans le temps jusqu’au XVIIIème siècle. Sa plume provocatrice et satirique a su me captiver. Elle saura vous faire réagir, je tiens quand même à préciser que certains passages sont très crus, il faut bien tenir compte du contexte et de ce que l’auteure a voulu créer. Une nouvelle érotique satirique qui pousse au maximum l’exagération. Pour ma part une belle découverte, j’aime ce genre de récit qui sort des sentiers battus, que vous aimez ou non je suis certaine que cette histoire saura au moins vous faire sourire. »