un-stage-erotiqueUn Stage érotique, 2013

0,99€

à télécharger en ePUB ou Mobi, sans DRM :

NOTICE :

Une jeune étudiante effectue un stage en bibliothèque où elle souhaite faire un mémoire sur la littérature enfantine, mais son tuteur, aussi intimidant qu’attirant, la dirige plutôt sur le thème de la littérature érotique. Pour la jeune femme, c’est une découverte… pas seulement littéraire. Elle réalise à quel point ces écrits peuvent l’exciter.

ACHETER-ed

ACHETER-amazon

EXTRAIT :

J’étais en Master pro « métiers des bibliothèques » et avais sollicité de réaliser un stage non loin de chez moi, petite ville dont je préfère taire le nom. Ma candidature fut retenue. Avec un peu d’appréhension, je fis mes premiers pas de stagiaire le 30 avril.
J’avais quelquefois croisé dans les rayonnages la personne qui me reçut. Il s’agissait d’un bibliothécaire aux cheveux grisonnants. Il ne devait pas être très âgé : son dos un peu voûté lui donnait l’aspect rassis d’un vieillard, mais sa voix contrastait avec sa fraîcheur presque juvénile. Un curieux assemblage que complétaient un costume élimé aux coudes et un regard malicieux.
Bien sûr, je n’étais pas naïve, je me savais jolie, et je ne manquai pas de sourire lorsque je remarquai que mon tuteur de stage s’attardait sur ma mise plus de temps que nécessaire. Ce jour-là, j’avais choisi avec soin un tailleur à la jupe évasée, de couleur sombre. Ma tâche exigeait que l’on me prît au sérieux, j’avais donc l’air sévère qui seyait à l’emploi. Cheveux noués, chaussures noires sans talon : je voulais pouvoir arpenter la bibliothèque sans que mon pas ne fît tressauter les lecteurs.
Or, ce ne fut pas pour me complimenter que le bibliothécaire s’attarda sur mon aspect physique. Il me demanda au contraire si je m’étais rendue dans son bureau au sortir d’un enterrement. Sa question me fit l’effet d’une claque. Je ne sus quoi répondre, bafouillai et me mordis les lèvres, honteuse de ne pas avoir trouvé une répartie intelligente. Il ne manquait rien pour attendre, ce grincheux ! Je me promis que dès le lendemain des couleurs vives égayeraient ma tenue et que la hardiesse de mon décolleté lui clouerait le bec de convoitise.
Il devait être fier de sa plaisanterie, car un sourire s’épanouit sur son visage. Gilles, puisqu’il me dit de l’appeler ainsi, me proposa tout d’abord de visiter les lieux et de me nommer les employés, puis d’établir avec moi un plan de travail qui me permettrait d’effectuer des tâches diverses, qu’il s’agît de l’accueil et de l’orientation du public, du classement des livres, de la rédaction de fiches, de l’informatisation des nouveautés, du choix des titres à commander… Sans compter le projet de stage qui me tenait à cœur : la valorisation d’un fonds, avec l’organisation d’une exposition picturale. J’avais quelques jours pour prendre mes marques dans la bibliothèque et pour réfléchir avec l’aide de Gilles à ce projet d’envergure. Cette première journée passa vite et devant le professionnalisme de mon tuteur je ne pensai plus à la remarque moqueuse que j’avais essuyée quelques heures plus tôt.

La littérature jeunesse m’intéressait particulièrement ; j’imaginais travailler sur un thème comme le loup à travers les albums pour enfants, réaliser une animation avec un conteur, inviter des classes… Quand je proposai cette idée, le lendemain, Gilles m’interrompit de suite : impossible de mettre en place exposition et animation avant la fin de l’année scolaire. Et même si tel était le cas, les écoles prévoyaient dès le début d’année la participation à telle ou telle manifestation hors de leurs murs. Je devais revoir ma copie… Et puis pourquoi m’enfermer dans un thème que toutes les bibliothèques avaient déjà évoqué, que toutes les classes de maternelle avaient déjà exploité ? « Un peu d’originalité ! Sortez des sentiers battus ! », me dit-il en me faisant un clin d’œil tout en fixant la naissance de mes seins, découverte par le décolleté que j’avais choisi d’arborer.
Connaissez-vous la littérature libertine ? me demanda-t-il bientôt.
Crébillon ? Sade ? Le XVIII
e siècle ?
Et pourquoi ne vous intéresseriez-vous pas à des œuvres érotiques ? Le genre érotique est peu évoqué, le fonds existe, du moins quelques volumes, mais ceux-ci sont mis à mal, dissimulés sur des étagères trop hautes pour être atteintes sans escabeau. Il faudrait dépoussiérer tout cela, proposer quelques autres achats, notamment en littérature contemporaine… Vous en sentez-vous capable ?

AVIS :

Sur le blog de Miss Kat : « ChocolatCannelle nous fait vivre l’éclosion d’une libertine et c’est très agréable à lire. » Chronique à lire ICI.

Critique de John Peter B. déposée sur Amazon : « Je ne suis jamais déçu par les textes de ChocolatCannelle ! Je conseille vivement les lecteurs « amateurs d’érotisme » de découvrir son univers. »

Sur le blog Esprits libres : « lorsque votre narratrice dit « la littérature érotique secourut dès lors les soirées maussades, les dimanches pluvieux, les baisses de moral ; elle vint à la rescousse d’une libido mollassonne et me poussa vers les voies d’une sexualité épanouie », je tombe sous le charme. C’est cela qui est séduisant dans votre écriture. » Chronique à lire ICI.

Lecture de Bleugrise sur Amazon :  » Et c’est ainsi que le pouvoir des mots est mis en scène dans une histoire où l’imaginaire nourrit et enrichit la réalité. On ne montre jamais assez le pouvoir de la littérature, qui fait ici figure de déclencheur d’une plus grande connaissance de soi. » ICI